Retour aux sources du 1er État Chrétien

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Saint-Siège d’Etchmiadzine

Le Saint-Siège d’Etchmiadzin(en arménien Մայր Աթոռ Սուրբ Էջմիածին) est le siège de l’Église apostolique arménienne et en particulier du catholicos de tous les Arméniens. Situé à Etchmiadzin en Arménie, il est constitué de plusieurs édifices ou de groupes d’édifice datant des ive, ve, vie et xviie siècles (Sainte-Etchmiadzin, Sainte-Hripsimé, Sainte-Gayané, Choghagat, etc.) situés dans la ville d’Etchmiadzin. Depuis 2000, le complexe religieux d’Etchmiadzin ainsi que le site archéologique de Zvartnots sont inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Aujourd’hui, le siège de l’Église apostolique arménienne abrite la chancellerie catholicossale, un grand séminaire et un musée.

Etchmiadzin est un lieu très sacré de l’héritage arménien. Il n’est donc pas surprenant que cette église soit devenue le siège du Catholicos de tous les Arméniens, le patriarche qui dirige l’Eglise Apostolique Arménienne et les diocèses rattachées à Etchmiadzin. Au tout début du IVèmè siècle, la ville de Vagharshapat, où se trouve cette église, était la capitale du Royaume de la Grande Arménie. Les Catholicos changeaient de siège au fur et à mesure que les capitales et les royaumes se succédaient au cours des siècles suivants.

Il y a toujours eu des évêques et des patriarches arméniens qui pour une raison ou une autre prenaient ou recevaient le titre de « Catholicos », dans de nombreux centres importants du Haut Plateau Arménien et de la Cilicie. C’est en l’an 1441, qu’Etchmiadzin est à nouveau devenue le siège du patriarche. Elle continue d’être le Saint-Siège depuis ce temps, malgré les instabilités politiques que la région a connues, tout particulièrement sous Staline après les mesures extrêmes prises contre les religions et leurs institutions en URSS.

L’Eglise Arménienne n’est pas tout à fait homogène puisqu’il y a plus qu’un seul patriarche, il existe des branches catholiques et évangéliques (protestantes) arméniennes. L’élément qui les relie ensemble est le Saint chrême, une huile destinée à l’onction et préparée une fois tous les sept ans, utilisée lors des baptêmes et autres cérémonies. On la fait couler à travers le bec d’un récipient en forme de colombe, symbole du Saint Esprit. L’ancienne huile est mélangée avec la nouvelle pour ainsi perpétuer et renforcer l’héritage. La cérémonie combine de nombreuses huiles, herbes, fleurs et autres extraits de plantes – il y a 40 ingrédients différents au total, dont beaucoup sont importés pour cette occasion – et utilise une recette précise, qui nécessite de la cuisson et de la distillation pendant plus de 40 jours. La cérémonie demande la bénédiction aux reliques suivantes : la lance qui a transpercé le Christ sur la croix, la croix elle-même et la main droite de St. Grégoire l’Illuminateur.

Le Saint chrême est transporté par avion d’Etchmiadzin dans les églises arméniennes du monde entier. En dehors de l’Arménie, on trouve des diocèses et des églises rattachées à Etchmiadzin dans les pays comme les Etats-Unis, le Canada, l’Argentine, l’Allemagne, l’Australie, l’Italie, l’Egypte, les Pays bas, la Syrie, la Géorgie, l’Inde, la Grèce, l’Ethiopie, la Roumanie, le Brésil, l’Autriche, l’Iran, la Belgique, l’Uruguay, la Bulgarie, l’Irak, l’Angleterre, le Venezuela, la France, la Russie et ailleurs.

 

Source : http://100ans100faits.fr/facts/le-siege-du-catholicos-de-tous-les-armeniens-est-a-etchmiadzin-en-armenie/

 

Eglise Sourp Zoravor (ex Astvatsatsin)

L’église a servi de lieu de tournage pour des scènes du film « Voyage en Arménie » de Robert Guédiguian.

L’église date de la fin du XVIIè siècle. En 1889, une chapelle a été érigée devant l’église, au-dessus du mausolée de Sainte-Ananie. Elle constituait un lieu de pèlerinage. Auparavant l’église était connue sous le nom de Surb Astvatsatsin (Sainte Mère de Dieu). La conservation de l’Évangile miraculeux « Zoravor » lui attribua le nom Surb Zoravor. L’église est située dans le district de Shahar, dans le vieil Erevan, où se trouvaient la tombe et la chapelle de Sainte-Ananie au Moyen Âge.

Histoire :

Un complexe monastique comprenant l’église Surb Astvatsatsin, la chapelle Saint-Ananias, ainsi que les cellules monastiques et la résidence du chef du diocèse, le tout entouré de murs, est construit dans la première moitié du XVIIe siècle. Les Archimandrite Movses Syunets avec le soutien financier des habitants de la ville supervisent la connstruction. Une école monastique a également vu le jour. La construction du monastère a eu lieu à l’époque du Catholicos Pylypos Ier (1632-1635). Cependant, le tremblement de terre de 1679 a complètement détruit le monastère.

La donation de Khoja Fanos a permis la reconstruction de l’église moderne Surb Zoravor Astvatsatsin en 1693-1694 sur le site du monastère détruit. L’église a un style de type basilique à trois nefs sans coupole. L’autel principal se trouve dans la partie orientale de la salle de prière, avec des vesties aux angles nord et sud. La conception de l’intérieur et de l’extérieur présente une simplicité étonnante. Dans la partie ouest de la chapelle se trouve le porche à trois voûtes, doté de colonnes décoratives très vivantes Sur les murs extérieurs, des khachkars (croix) sculptés datent du 17ème siècle.

L’église cesse sa fonction pendant longtemps à l’époque soviétique, mais dans les années 1970, elle est restituée à l’église apostolique arménienne et reconstruite. Les parties délabrées ont sont réparées, une galerie pour le choeur et une nouvelle maison pour le clergé sont construites. La chapelle de l’apôtre Ananias a également été rénovée.

Le monastère de Sevanavank

A 2 ou 3 kilomètres à la sortie de la ville de Sevan, la presqu’île et son monastère est sans doute l’un des lieux les plus touristiques du lac.

S’élevant au sommet d’une colline deux petites et modestes églises sont tout ce qui reste du monastère érigé ici au Moyen Age. Les deux églises sont mises en valeur par le contraste entre le basalte noir et le bleu du ciel se cofondant avec le bleu du lac rendant le site exceptionnel. L’église Asdvadzadzine est la lus grade. Des chapiteaux ouvragés du IXe siècle sont conservés au musée historique d’Erevan et à l’Ermitage de Saint-Pétersbourg  ; deux portes en bois également ouvragées provenant de l’église sont exposées à Erevan. Devant ces églises aux dimensions de chapelles, on remarque une rangée de traditionnels  khatchkar sculptés dans le tuf le plus rouge.

Au pied de cette colline se trouve un séminaire où des jeunes venus de toute l’Arménie se préparent à la prêtrise. Ils sot attirée par les nombreuses buvettes et restaurants en bordure de plage.

Source :  https://www.petitfute.com/v54530-sevan/c1173-visites-points-d-interet/c925-edifice-religieux/c926-abbaye-monastere-couvent/688471-monastere-sevanavank.html

Le monastère de Ketcharis

Ketcharis ou Kecharis est un monastère arménien situé à Tsakhkadzor ( Kotayk ) , en Arménie. Cet important centre médiéval d’enseignement a été construit entre les XIe et XIIIe siècles par diverses familles de la noblesse arménienne. Le site se compose de trois églises, dont une dotée d’un gavit, de deux chapelles, et est complété par une quatrième église quelque peu à l’écart. Sa rénovation s’est achevée en 2001.

Situation géographique :

Ketcharis est situé dans une vallée boisée du bassin de la Hrazdan, sur les pentes orientales du mont Teghenis, dans le Petit Caucase et au nord-est du haut-plateau arménien, à 1 850 m d’altitude.

Le monastère est situé sur les hauteurs nord-ouest de la ville de Tsakhkadzor (dont il a gardé l’ancien nom). La capitale arménienne, Erevan, est située à une soixantaine de kilomètres au sud-est.

Histoire :

Le monastère entre deux phases de restauration, en 1995.

Saccagé lors des invasions timourides de la fin du XIVe siècle, le monastère reste en l’état, malgré un scriptorium actif aux XVIe et XVIIe siècles, jusqu’à son abandon total au XIXe siècle, à la suite notamment du séisme de 1828. Un deuxième séisme touche le lieu en 1927.

Sous l’ère soviétique, le monastère connaît plusieurs phases de restauration : 1937-1958, puis dans les années 1980. Cette dernière phase est inachevée, faute de moyens, et n’est complétée qu’entre 1998 et 2001, grâce aux fonds apportés par le mécène Vladimir Haroutyunyan ; le diocèse de Kotayk de l’Église apostolique arménienne y réside aujourd’hui.

Bâtiments :

Sourp Grigor et son gavit

L’église principale Sourp Grigor (« Saint-Grégoire ») a été érigée au tout début du XIe siècle (1003 ou 1033 selon les sources) par Grégoire Magistros. Le décor extérieur du bâtiment est discret. Sur l’entrée occidentale est représenté une deisis entourée d’anges (XIIIe siècle).

Sourp Haroutioun

Le dernier bâtiment du monastère, la chapelle funéraire Sourp Haroutioun (« Sainte-Résurrection »), est situé à 120 m à l’ouest et date de 1220.

Monastère de Haghartsine

Les principaux bâtiments du monastère sont Sourp Grigor (« Saint-Grégoire », Xe siècle) et son gavit (1213), Sourp Stepannos (« Saint-Étienne », 1244), Sourp Astvatsatsine (« Sainte-Mère-de-Dieu », 1281) et le réfectoire (1248).

Histoire :

Le monastère est probablement relié aux souverains du royaume de Lorri, les Kiourikides, des cadets bagratides : les fondations d’un mausolée abritant les tombes de trois d’entre eux ont été retrouvées sur les lieux. Ce premier établissement est cependant forrtement touché par les invasions seldjoukides du XIe siècle.

Le monastère est restauré en 1671 et en 1681. Malgré son abandon peu après la soviétisation du pays en 1920, en 1974, ses toitures sont refaites, et après l’indépendance, il est restitué à l’Église apostolique arménienne, qui y établit un prêtre en permanence.

La visite de l’émir de Charjah Sultan bin Mohammed al-Qasimi en 2006 mène à la conclusion de deux accords au début 2008 prévoyant la rénovation en profondeur du monastère sous la supervision du catholicossat d’Etchmiadzin et sur financement du Hayastan All Armenian Fund, en grande partie grâce à une donation de l’émir. Ces travaux ont débuté en avril 2008.

Sourp Grigor

Sourp Grigor (« Saint-Grégoire ») est la plus ancienne des églises de Haghartsine. Probablement bâtie au Xe siècle, cette croix inscrite cloisonnée est restaurée en 1184.

Elle contient probablement à son entrée le tombeau de Khatchatour Taronetsi.

Sourp Stepannos

Érigée en 1244 à l’est de Sourp Grigor, Sourp Stepannos (« Saint-Étienne ») est une petite croix inscrite cloisonnée ouverte. Elle est aujourd’hui utilisée pour les baptêmes.

Sourp Astvatsatsine

Sourp Astvatsatsine (« Sainte-Mère-de-Dieu ») est la plus grande église du monastère et a été érigée en 1281 au nord de Sourp Grigor. La façade orientale constitue une représentation des donateurs (deux ecclésiastiques, chose rare) encadrant un modèle de l’église et surmontés d’une colombe.

À l’intérieur de l’église, un tympan représente la Vierge adorée par deux personnages,

Autres bâtiments :

Un réfectoire est érigé en 1248 près de l’entrée du site, par l’architecte Minas. Il s’agit d’une longue salle au décor dépouillé et divisée en deux carrés par deux piliers soutenant deux paires d’arcs croisés ; les deux espaces sont chacun surmontés d’une coupole à erdik. La seule décoration intérieure consiste en stalactites et coquilles disposées au bas et sur les côtés des coupoles; à l’extérieur. Ce réfectoire est aujourd’hui utilisé comme salle des fêtes. À l’est du réfectoire se situent les vestiges de divers bâtiments fonctionnels.

 

Le monastère de Haghpat

Une petite église du IVe siècle, située dans le village Haghpat, considérée aussi comme l’un des bâtiments du monastère.

Des objets substantiels de l’Age du Bronze et des traces de l’activité humaine de l’époque paléolithique ont été découverts dans les parois des gorges de la rivière Débéd. La fondation du monastère a été projetée sous le règne du roi Abbas Bagratouni (929-953), mais le plus ancien bâtiment du monastère fut construit en 976, sous le règne du roi Achote III Voghormats Bagratounie (953-977). La reine Khosrovanouïch éleva l’un des plus anciennes église du monastère St.Nechan (achevée en 991) à l’honneur de ses fils Smbat et Gourguèn.

Après la chute de la capitale des Bagratides à Ani en 1064, le monastère connut un déclin jusqu’à ce que les princes Kourikian, particulièrement, les Zakarian lui donnèrent un nouvel essor, quand le monastère fut remis sous la domination du roi Orbélian comme un payement contre ses services militaires en Géorgie qui brisa le joug séljoukide de la région à la fin du XIIe siècle. Le complexe fut largement agrandi au milieu du XIIIe siècle, en devenant l’un des monastères éminents et centres intellectuels de l’Arménie.

Haghpat qui était le siège d’évêché de Lori au XIe siècle, devient un rival sérieux pour le monastère Sanahine et cette rivalité permit des Mongols d’avancer leur projet de l’invasion du royaume arménien. En 1233, quand l’évêque de Haghpat Hovhannes élevait la forteresse Kaïan (Anker), son cousin, le prince Chahnechah dont le père était enterré à Sanahine, alla à l’assaut et démolit la forteresse sur l’ordre des troupes mongoles. Les Mongols prirent et pillèrent tous les deux monastères.

Le monastère fut pillé aussi par les légions de Tamerlan (XIVe siècle), ensuite par les Ottomanes (XV-XVIIe siècles). Quand la Perse eut en son pouvoir le royaume arménien en 1639, le monastère fut ranimé et repris sa prospérité comme un centre intellectuel et de manuscrits. Son résident le plus célèbre du XVIIIe siècle était le troubadour Sayat Nova (1722-1795). Sayat Nova mourut à Haghpat.

Depuis 1996 le site figure sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Monastere de Sanahin Alaverdi

Le monastère de Sanahin se situe à Lorri, et plus précisément dans le district de Toumanian. Il date du Xe au XIIIe siècles.

Histoire :

Entre les années 967 et 970, c’est sous l’initiative de la reine Khosrovanouch, femme du roi Achot III, que l’église principale, dédiée au saint Sauveura a été construite. Le monastère, jusqu’au XIIe siècle, appartenait à la famille des Kiourikides.

Le monastère a rejoint en 2000 la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, car « ce bien est d’une valeur universelle exceptionnelle et constitue un exemple remarquable de l’architecture religieuse qui s’est développée en Arménie du Xe au XIIIe siècles ».

Le site dans lequel s’élève le monastère relève d’une longue tradition de spiritualité, puisqu’il était occupé par des moines chassés des territoires byzantins. Comme tant d’autres monastères de la région, Sanahin fut un centre de rayonnement culturel, abritant aux Xe et XIe siècles une école supérieure et un scriptorium où oeuvraient les copistes, enluminant les manuscrits. .

Le monastère, qui appartenait aux seigneurs Kiurikian jusqu’au XIIe siècle, deviendra ensuite propriété des princes zakarides, qui en feront leur panthéon. Leurs descendants, les Arghoutian, seront les seigneurs du domaine jusqu’au début du XXe siècle.

La coupole conique de l’église Saint-Sauveur domine l’ensemble. Au sommet de cette façade, l’on retrouve des sculptures des fils de la fondatrice, les princes Smbat et Gurguén, futurs rois d’Arménie et du Tachir, tenant entre leurs mains la maquette de l’église.

A l’autre extrémité de ce qu’on pourrait appeler une cour intérieure, se situe la chapelle Saint-Grégoire. Elle joint la massive bibliothèque, érigée par la reine Hranouch de Tachir, en 1063.

Les livres ne se sont bien sûr pas conservés dans ces murs , pour les protéger des envahisseurs, les moines avaient pris l’habitude de les conserver dans des creux dans les parois des gorges de la rivière Débét.

La partie frontale est composée de deux jamatoun. A chaque extrémité, deux beaux khatchkar du XIIIe siècle.

Un clocher complète l’ensemble. Erigée en 1236, cette tour à trois étages surmontée d’un petit lanternon est le premier prototype connu d’un clocher arménien . Ses murs sont percés de fenêtres en ogive, sa façade principale ornée d’une grande croix de tuf rouge qui tranche sur le basalte gris de l’édifice.

Dans le cimetière, au sud-est, on remarque deux chapelles funéraires : le mausolée à proximité des princes zakarides (1189) et la chapelle de la Sainte-Résurrection renfermant des khatchkar et entourés de ces stèles. A flanc de colline, un fontaine, toujours en service, qui  capte les eaux qui sourdent des montagnes alentour.

La visite n’est pas dénuée d’intérêt, mais pour être tout à fait honnête, même si je n’irais pas jusqu’à dire que je suis peu bougon, quelques doutes me chatouillent aux entournures. Bref, je suis un peu déçu, mais pas suffisamment pour me départir de ma bonne humeur.

Pour la petite histoire, le village de Sanahina également vu naître les frères Mikoyan qui ont marqué chacun à leur manière l’histoire de l’URSS. Artem Mikoyan fut un des pères des avions de chasse MiG. Quant à son frère Anastase, il connut la plus longue carrière politique de tous les membres du Poliburo. Il fut en effet aux côtés de Lénine, Staline et enfin Khrouchtchev. On imagine que ça a dû être un sacré jeu d’équilibriste.

Hovhannavank

Le monastère de Saint-Jean (Hovhannavank) datant du 4esiècle, entouré de murs puissants, est un joyau de l’architecture arménienne. Ce monastère se trouve dans la région d’Aragatsotn, près du village Ohanavan. La plus ancienne partie du monastère est la basilique à une nef de Saint Karapet (l’église est dédiée à Jean-Baptiste), fondée au début du 4e siècle par Grégoire l’Illuminateur. Le toit en bois de l’église a été remplacé par un plafond de chaume en 554 après Jésus-Christ et la basilique a été entièrement rénovée entre 1652 et 1734.

Le cœur du monastère est la cathédrale, construite entre 1216 et 1221 par la donation du prince Vatche Vatchoutian. La cathédrale a une forme de croix avec des sacristies de deux étages à chaque côté de l’église. Le toit du dôme, typiquement arménien est en forme de parapluie. Entre les 12et 17e siècles, Hovhannavank était reconnu comme un important centre pédagogique et théologique de l’Arménie orientale de par  un scriptorium où les manuscrits étaient écrits et illuminés. L’historien Zakaria Kanakertsi décrit le monastère en détails en 1686. Hovhannavank a été restauré plusieurs fois après le tremblement de terre en 1679. Un nouveau tremblement de terre en 1918 a détruit le tambour et la façade sud de l’église. Les travaux de restauration sont en cours depuis les années 1990.

Situation géographique :

Ce monastère du marz d’Aragatsotn est situé à 28 km au nord d’Erevan.

Histoire :

L’histoire de Hovhanavank remonterait à la christianisation de l’Arménie au IVe siècle : saint Grégoire l’Illuminateur aurait fait construire l’église Sourp Karapet pour abriter des reliques de saint Jean-Baptiste , l’église aurait connu une première restauration en 553. L’essentiel du monastère date cependant de la période zakaride : au XIIIe siècle, les princes Vatchoutian érigent le Katoghike et le gavit, et dotent le monastère de fortifications.

Le monastère est touché par deux séismes, un en 1679, et le deuxième en 1918. Le second détruit le tambour (architecture) et la façade méridionale du Katoghike. Le monument est restauré durant huit ans à partir de 1982, et malgré les dommages causés par le tremblement de terre de 1988, jusqu’à la chute de l’Union soviétique. En 1991, les travaux sont arrêtés et le monastère laissé tel quel. La restauration a repris en 1999.

Bâtiments :

Les principaux bâtiments de Hovhannavank sont le Katoghike, le gavit et Sourp Karapet.

Le Katoghike (« cathédrale ») a été érigé par Vatché Vatchoutian en 1216-1221. Son autel est décoré d’étoiles et de pentagones. L’église est cependant principalement connue pour le tympan de son portail, représentant la parabole des Vierges sages et des Vierges folles (Matthieu, 25, 1-13).

Le gavit date de 1250. Il possède une coupole supportée par quatre piliers et surmontée d’une rotonde à douze colonnes, probablement de 1274 ; il contient en outre différents khatchkars. Sa façade occidentale est très ornementée.

Sourp Karapet (« Saint-Jean-le-Précurseur ») est une mononef à voûte en berceau qui daterait du IVe siècle. Le monastère est enfin complété par les ruines d’une chapelle des IVe et Ve siècles, par les fortifications et par une colonne commémorative de 1311.

Sainte-Gayané

L’église Sourp Gayané (« Sainte-Gayané ») est une église du Saint-Siège d’Etchmiadzin. Elle a été construite en 630 en l’honneur de la martyre de Gayané qui était une jeune fille romaine réfugiée en Arménie. Son gavit est construit en 1688. Rénovée comme les deux précédentes au XVIIe siècle, elle possède une coupole octogonale située au milieu de la petite nef et du transept, un tambour lui aussi octogonal et percé de quatre fenêtres, le tout reposant sur des arcs. Selon Vahé Godel, « Placez-vous exactement sous le faîte de la coupole hexagonale (figurant le cœur même du Royaume d’En-Haut), restez debout, immobile, les yeux fermés : vous ne tarderez pas à vous sentir traversé de bas en haut par un flux de chaleur, un fluide volcanique, une énergie qui semble issue du centre de la terre et dont pas une seconde vous ne douterez qu’elle vous relie au Ciel… »

 

Source : wikipédia

Église Katoghiké (Catholique) d’Erevan

L’église Katoghiké Sainte-Mère-de-Dieu, est une toute petite église située dans le centre d’Erevan. Elle date du XIIIe siècle et est considérée comme une des plus anciennes de la ville. Elle est à présent intégrée dans l’ensemble de l’église Sainte-Anne d’Erevan.

La Katoghike, se trouve à l’angle des rues Abovyan et Sayat Nova. Sa forme actuelle date de 1936. Lors du démantèlement de l’église sous Staline, lorsque les murs sont tombés, il est devenu évident que l’abside centrale, le sanctuaire, était en fait une petite église d’Astvatsatsin presque intacte avec des inscriptions du XIIIe siècle. Les protestations publiques et scientifiques ont permis à l’église nouvellement découverte d’obtenir un sursis et, depuis l’indépendance, elle a repris sa fonction religieuse. Devant l’église se trouve un nombre de khachkars ( pierre de croix ) et d’autres fragments sculptés du noyau de la basilique détruite.

L’église est maintenant très active. Le bâtiment que l’on voit sur cette image entourant l’église est en train d’être démoli et un plan d’expansion est en cours

Entre 1693 et ​​1695 a été construite une grande basilique qui porte le nom de la Sainte Mère de Dieu.

Il était situé près de l’église Katoghike dans l’ancien quartier d’Erevan Shahar. La nouvelle église était de type basilique avec la célèbre pierre de tuffeau arménien . La salle de prière de la chapelle est l’une des plus grandes du vieil Erevan.

En 1936, l’église est préservée malgré les ordres du gouvernement soviétique. De nombreux anciens Khachkars ont été retrouvés datant probablement des XVe et XVIIe siècles. Les inscriptions gravées sur la façade ouest remontent aux années 1284, 1229 et au XVIe siècle, tandis que les inscriptions sur les murs nord datent de 1609. Cela signifie donc que Katoghike a été construit au début du 17ème siècle. C’est l’une des églises d’Erevan qui a survécu au séisme. Ainsi, l’Eglise actuelle a deux noms, Katoghike et Sainte Mère de Dieu. Ces dernières années, un nouveau complexe qui comprend une grande église portant le nom de Sainte Anne et un grand bâtiment destiné à servir de résidence au Catholicos a été construit à côté de la chapelle.

Le 4 juillet 2009 a eu lieu la sanctification du sol menée par le Catholicos Karekin II pour la construction du bâtiment nouvellement construit. Puis le 30 avril 2015, l’église catholique Sainte-Anne a été bénie par le Catholicos Karekin II. L’architecte est Vahagn Movsisyan.

L’église Sainte-Mère-de-Dieu (Sourp Asdvadzadzine) n’est pas datée, mais on sait qu’elle est antérieure à 1264, date de la plus ancienne inscription. Ramassée autour de sa coupole polygonale au toit en « parapluie », elle était complétée au XVIIe siècle par une basilique à trois nefs, dite katoghiké, à laquelle elle servit dès lors d’abside. La petite église revêtue de tuf orange héritera de son nom quand la basilique fut détruite en 1937.