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La cathédrale Sainte-Etchmiadzine UNESCO

Le monastère de Sanahin est un monastère arménien situé au nord de l’Arménie dans le district de Toumanian. Il date du Xe au XIIIe siècle.
L’église principale qui est dédiée au Saint-Sauveur, a été construite sur l’initiative de la reine Khosrovanouch, femme du roi Achot III d’Arménie, entre les années 967 et 970.


Sanahin Monastery, near Alaverdi, Northern Armenia

L’église comprend quatre chapelles latérales. Le narthex adjacent à l’église a été édifié deux siècles plus tard, en 1181. Le monastère, jusqu’au XIIe siècle, appartenait à la famille des Kiourikides.
Le monastère a rejoint celui de Haghpat en 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, tous deux sous le numéro 777, car « ce bien est d’une valeur universelle exceptionnelle et constitue un exemple remarquable de l’architecture religieuse qui s’est développée en Arménie du Xe aux XIIIe siècles ».

Le monastère de Haghbat

Le site archéologique de Zvarnots

Le site archéologique de Zvarnots est un exemple unique d’architecture arménienne du début de l’ère chrétienne. Ce temple fut construit par le catholicos Nersès III, dit le Constructeur, au milieu du VIIe siècle. Après avoir abandonné le trône de catholicos pour un temps, en 652, il reprit ses fonctions en 658, et acheva la construction du temple, de ses annexes séculières et de ses remparts en 662.

Zvarnots est une expression novatrice de l’architecture religieuse arménienne du VIIe siècle et, à ce titre, a exercé une influence majeure non seulement sur l’architecture de sa propre époque, mais aussi sur celle des siècles qui suivirent.


De plan circulaire, avec ses trois tambours, elle ne fait qu’une concession aux églises antérieures, de plan cruciform

e et à coupole centrale : le plan cruciforme intérieur, à l’intérieur de murs circulaires en dedans mais polyédriques en dehors.

Des détails d’une grande subtilité ornent les chapiteaux, décorés de tresses ou d’aigles, tout aussi raffinés que l’extrême variété de sculptures sur les murs extérieurs, dans les filets entourant les fenêtres, et même sur les surfaces les plus petites.

 

Les vestiges de Zvarnotz et de ses édifices annexes, détruits par un tremblement de terre au Xe siècle, furent mis au jour au début du XXe siècle par l’architecte Thoros Thoramanian, chargé du premier projet de reconstruction.

Cathédrale et les églises d’Etchmiadzine

La cathédrale d’Etchmiadzine est la plus ancienne église chrétienne d’Arménie. Elle fut en effet construite en 301-303 par Gregor Lousavorich (saint Grégoire l’Illuminateur), fondateur de l’Église apostolique d’Arménie, à Vagharchapat (ancien nom d’Etchmiadzine), alors capitale et cœur religieux de l’Arménie.


La cathédrale d’Etchmiadzine était à l’origine une basilique voûtée. Mais elle fut gravement endommagée à l’occasion de soulèvements politiques, et prit son actuel plan cruciforme au cours des travaux de restauration ordonnés par Vahan Mamikonian, gouverneur d’Arménie en 480. En 618, le catholicos Komitas fit remplacer la coupole de bois par une autre identique, mais en pierre cette fois, soutenue par quatre énormes piliers indépendants reliés par des arcades élancées aux parois extérieures. Celles situées du côté nord datent des IVe et Ve siècles. Cette structure subsiste quasiment intacte.

Au XVIIe siècle, un campanile de trois étages fut construit en face de l’entrée ouest. Les rotondes à six colonnes, sur des bases à quatre piliers, construites au début du XVIIIe siècle sur les absides nord, est et sud, donnent à la cathédrale un aspect à cinq coupoles. Les fresques intérieures, du peintre arménien Hovnatanian en 1720, furent restaurées et retravaillées par son petit-fils entre 1782 et 1786. Les trois bâtiments ajoutés à l’aile est de la cathédrale en 1869 abritèrent dès cette date les riches dons qui constituèrent le trésor de d’église et des oeuvres d’art de grande valeur ; c’est là que se trouve aujourd’hui le musée du monastère. Encerclant la cour du monastère, les bâtiments du Catholicossat, une école, les réfectoires d’hiver et d’été, un hôtel et la porte de Trdat furent construits entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Sur l’initiative du catholicos Vazgen Ier, des travaux de restauration scientifique ont récemment été entrepris, au cours desquels les fouilles ont révélé des vestiges de l’ère païenne, avec entre autres un autel sacrificiel et une stèle urartienne en granit.

Le monastère de Gueghard

Le monastère de Gueghard abrite un certain nombre d’églises et de tombes – pour la plupart troglodytes – représentatives de l’apogée de l’architecture médiévale arménienne. Cet ensemble de bâtiments médiévaux situé au milieu des escarpements, à l’entrée de la Vallée de l’Azat, s’intègre à un paysage d’une grande beauté naturelle.


 

Les monuments présents sur le territoire du bien ont été édifiés entre le 4e et le 13e siècle de notre ère. À l’origine, le monastère était appelé Ayrivank (« monastère dans la grotte ») en raison de sa construction troglodytique. Selon la tradition, le monastère fut fondé par Saint Grégoire l’Illuminateur et construit suite à l’adoption du christianisme comme religion d’état en Arménie (au début du 4e siècle).
Le principal ensemble architectural a été achevé au 13e siècle et est constitué de la cathédrale, du narthex adjacent, d’églises rupestres à l’est et à l’ouest de l’ensemble, de la tombe familiale des princes Proshyan, de la chapelle funéraire de Papak et de Ruzukan ainsi que de diverses cellules et de nombreuses stèles sculptées dans la pierre (khatchkar).

L’église principale (kathoghikè) est de type arménien classique, son plan est celui d’une croix grecque inscrite dans un plan carré, surmontée par une coupole reposant sur une base carrée, à laquelle elle est reliée par un système de voûtes. Le bras oriental de la croix se termine en abside, tandis que les autres présentent une extrémité rectiligne. Les angles sont occupés par de petites chapelles à deux étages voûtées en berceau.

Les murs internes portent de nombreuses inscriptions commémorant des donations. La maçonnerie des murs externes a fait l’objet d’un soin particulier. Une salle d’entrée (gavit) la relie à la première église rupestre.

La première église rupestre a été construite avant 1250, elle est entièrement creusée dans la roche et son plan est celui d’une croix grecque. À l’est, une chambre subcarrée creusée dans la roche était l’une des tombes princières (zamatoun) de la dynastie Proshyan. Elle donne accès à la seconde église rupestre, construite en 1283. Le second zamatoun, auquel on accède par un escalier externe, renferme les tombes des princes Merik et Grigor. Le complexe monastique a été protégé par une muraille défensive aux 12e et 13e siècles.

La chapelle sainte Astvatsatsin (« Sainte Mère de Dieu ») est le plus ancien monument à l’extérieur des remparts et se situe à l’ouest de l’ensemble. Elle est en partie creusée dans la roche. Ses murs portent des inscriptions gravées, dont les plus anciennes remontent à 1177 et à 1181.

Le monastère de Gueghard est un centre culturel et ecclésiastique reconnu de l’Arménie médiévale, où l’on peut découvrir, outre des bâtiments religieux, une école, un scriptorium, une bibliothèque et de nombreuses cellules, creusées dans la roche, destinées aux prêtres. Les historiens Mkhitar Ayrivanetsi et Simeon Ayrivanesti, qui vécurent et travaillèrent en ces lieux au 13e siècle, ont contribué au développement de la calligraphie arménienne.

Le monastère était également célèbre pour les reliques qu’il renfermait. La plus célèbre d’entre elles était la lance qui blessa le Christ sur la croix, elle fut censément apportée là par l’apôtre Thaddée et donna son nom actuel au lieu, Geghardavank, « le monastère de la lance ». La lance a été conservée au monastère pendant 500 ans. Des reliques des apôtres André et Jean ont été données au 12e siècle et de nombreux visiteurs, animés d’une grande piété, ont fait de nombreuses donations au cours des siècles, tant en terres qu’en argent et manuscrits.

Monastères de Haghbat et de Sanahin

Ces deux monastères byzantins situés dans la région de Tumanian et datant de la période de prospérité de la dynastie de Kiurikian (Xe-XIIIe siècle) furent d’importants centres de diffusion de la culture.

Sanahin était célèbre pour son école d’enluminure et de calligraphie. Les deux complexes monastiques représentent la plus remarquable manifestation architecturale de l’art religieux arménien, né de l’alliance d’éléments de l’architecture religieuse byzantine et de l’architecture vernaculaire traditionnelle de cette région du Caucase.

Le Comité a décidé d’inscrire le monastère de Haghbat sur la base des critères culturels (ii) et (iv) , considérant que ce bien est d’une valeur universelle exceptionnelle et constitue un exemple remarquable de l’architecture religieuse qui s’est développée en Arménie entre le 10ème et le 13ème siècle.

Cette architecture est unique dans la mesure où elle associe des éléments d’architecture religieuse byzantine et l’architecture vernaculaire typique de cette région.

Haghbat est un monastère arménien situé au nord-est de l’Arménie.

Le monastère a été construit entre le Xe et le XIIIe siècle. La fondation fut tracée sous le règne d’Abas Bagratouni à l’emplacement d’un petit village du IVe siècle du nom de Haghpat. Il est situé dans le district de Toumanian datant de la période de prospérité de la dynastie de Kiurikian (Xe-XIIIe siècle) furent d’importants centres de diffusion de la culture. L’église Sourp Nshan (« Saint-Signe »), a été construite sur l’ordre de la reine Khosrovanouch, femme d’Achot le Miséricordieux pour assurer la longévité et la prospérité de ses fils, Smbat et Gourgen. Elle fut achevée plus tard par ses fils, les rois Smbat II et Gourgen Ier Bagratouni vers 989. Un bas-relief de l’église représente les deux princes soutenant une maquette de celle-ci.

L’église principale est dédiée à Sourp Nshan (La Sainte-Signe). Sourp Nshan est une église cruciforme typique, encastrée dans un bâtiment rectangulaire. Elle est surmontée par un dôme monumental, qui a été rénové en 1113. Ainsi, de l’extérieur elle a un aspect rectangulaire et dès qu’on pénètre à l’intérieur on reconnaît la croix. Son architecte est Tiridate. On y retrouve les quatre piliers soutenant la coupole reliés par des arcades ogivales.

Les monastères renaquirent et constituèrent un grand centre intellectuel de l’Arménie, de 1759 à 1795.

Ce lieu d’enseignement et d’études, où étaient entreposés de nombreux manuscrits, abrita le poète lyrique Sayat-Nova pendant sa vie monastique, sous le nom de frère Stépanos.

La deuxième chapelle est dédiée à Saint-Grégoire. Elle fut construite entre 1005 et 1025. Le monastère compte également une petite chapelle, Sainte-Mère-de-Dieu (Sourp Astvatsatsin).

Exemple remarquable de l’architecture religieuse qui s’est développée en Arménie entre le Xe et le XIIIe siècles », le site est repris depuis 1996 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le monastère de Sanahin

Le monastère de Sanahin est un monastère arménien situé au nord de l’Arménie dans le district de Toumanian. Il date du Xe au XIIIe siècle.
L’église principale qui est dédiée au Saint-Sauveur, a été construite sur l’initiative de la reine Khosrovanouch, femme du roi Achot III d’Arménie, entre les années 967 et 970.

Sanahin Monastery, near Alaverdi, Northern Armenia

L’église comprend quatre chapelles latérales. Le narthex adjacent à l’église a été édifié deux siècles plus tard, en 1181. Le monastère, jusqu’au XIIe siècle, appartenait à la famille des Kiourikides.
Le monastère a rejoint celui de Haghpat en 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, tous deux sous le numéro 777, car « ce bien est d’une valeur universelle exceptionnelle et constitue un exemple remarquable de l’architecture religieuse qui s’est développée en Arménie du Xe aux XIIIe siècles ».