Découvrir l’Arménie

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Découvrir l’Arménie

Val des Grandes Orgues

Garni, Geghart, Armenia

La route de Gndévank traverse le Val des Grandes Orgues, un ensemble de superbes orgues basaltiques qui s’étirent en une étroite bande de plusieurs kilomètres, le long d’une paroi rocheuse barrant le cours du fleuve Arpa.C’est dans cet environnement exceptionnel, sur les hauteurs de la rive gauche de l’Arpa, que se dresse le monastère de Gndévank. L’église Sourb (Saint) Stépanos, l’édifice principal bâti en 936, est par son plan général, une reproduction des églises arméniennes cruciformes à coupole centrale.

Zorats Karer

Zorats Karer aussi appelé Karahunj (« voix des pierres »), est un site mégalithique de la région de Syunik en situé à 3 km au nord de Sissian.C’est un ensemble de centaines de pierres verticales sur un terrain de 3 ha à 1 770 m d’altitude. Toutes les pierres du monument sont de basalte et certaines ont des trous.Le site serait un ancien observatoire destiné à suivre les mouvements des astres et à mesurer le temps. Karahunj a été comparé à Stonehenge, Carnac et Newgrange, ces derniers étant aussi identifiés comme observatoires et lieux de culte au soleil.Certains astronomes pensent que ce monument aurait 6000 – 8000 ans et daterait donc du IVe ou du VI e millénaire av. J.C.

Le temple de Garni

Le temple de Garni est un temple païen de style hellénistique situé à environ 30 kilomètres au sud-est d’Erevan dans la région de Kotayk.

 La forteresse de Garni 

On ignore la date précise de la fondation de la forteresse, mais il a été découvert un site de l’Âge de Bronze inférieur avec ses structures et plusieurs objets lors des fouilles archéologiques. La forteresse, signalée par Tacite sous le nom de Gornéa, est construite sur une plate-forme formant un promontoire entouré de falaises d’une hauteur de 100 mètres qui dominent la vallée du torrent Azat. Ce qui subsiste de la forteresse date du IVe siècle av. J.-C., époque où Alexandre le Grand envahit la Perse et où la culture arménienne commença à subir une influence hellénistique, mais la forteresse fut aussi dévastée par les Romains et les monuments les plus importants conservés sur le site sont postérieurs de 500 ans, en particulier le temple et les thermes romains. A cette époque fut aussi construit un 1er temple, le prototype de la construction actuelle, qui date du 1er siècle ap. J.C.

Le Complexe

Résidence des rois arméniens, le complexe comprenait des édifices palatins, des logements pour la garnison de la forteresse, du temple de Mithra du 1er siècle ap. J.C. et des thermes romains du 3em siècle ap. J.C. et d’autres locaux, tous disparus de nos jours, mais dont les vestiges font l’objet d’études actuellement.

Le site

 Les structures de la forteresse sont en harmonie parfaite avec la nature environnante. Le splendide complexe de Garni est construit en haut d’une falaise qui surplombe le torrent Azat, sur une sorte de plateforme en forme de proue de navire. Le site est protégée à droite et à gauche par des falaises d’une hauteur de 100 m et des remparts d’une longueur de 180m.

 Le temple de Garni (Le temple Mithra)

Le temple, situé au coin nord du complexe architectural de Garni, est l’unique monument hellénistique sur tout le territoire de l’Arménie. Le souverain Tiridate Ier a édifié le site actuel en 77 ap. J. C., comme l’atteste l’inscription en grec de la « Pierre Hélios », appelée aussi « la Pierre de fondation », mentionnant que les structures du temple païen et de la résidence du roi ont été fondées au 1er siècle avant J.C. L’inscription mentionne :« Hélios ! Tirdat le Grand, roi d’Arménie, lorsque le Seigneur construit ce « agarak » (le palais) pour la reine, et cette forteresse imprenable à la onzième année de son règne, et Meneuse, digne de louange du Grand Sparapét (le général), suite à l’autorisation du Maître, en signe de gratitude [l’acheta] devant le témoin Matheuse… » Le temple était dédié au dieu du soleil Mithra et surnommé « le Temple du Soleil ». En ruine à cause d’un terrible séisme en 1679, il est reconstruit à partir des années 1970 avec un grand nombre des pierres d’origine restées sur place après le tremblement de terre. Le temple est construit dans une pierre volcanique, le basalte. Au-dessus du stylobate (un piédestal supportant une colonnade) s’élèvent les murs du naos (la pièce la plus importante) et les quelque 24 colonnes du portique. De larges gradins précèdent l’entrée principale du temple de Garni.

 Les remparts

Les remparts, ponctués de 14 tours rectangulaires datent de l’âge du bronze, mais ont été maintes fois remaniés depuis, consolidés en particulier à l’époque du royaume d’Urartu (VIIIe au VIe siècle av. J.-C.). Restaurés par le roi Achot II (roi d’Arménie de 912 à 928), mais furent par la suite détruits par les Turcs en 1638 et par un tremblement de terre en 1679. La restauration date seulement de 1975.

Périodes ouvrables
Toute l’année
Jours ouvrables

Lundi-Dimanche
Horaire

Horaire d’été :10 :00-21 :00
Horaire d’hiver:10:00-17:00
Prix du ticket (indicatif)

Enfant : 100 AMD
Adultes : 250 AMD
Étrangers : 1000 AMD (1.85 €)
Guide : 1500 AMD (2.75 €)

Le lac Sevan

Le lac Sevan
Un Lieu magique à découvrir, le lac Sévan est le plus grand lac de montagne du Caucase et l’un des plus vastes lacs d’altitude du monde. Véritable mer intérieure (deux fois et demie le lac Léman et 5 % de la surface de l’Arménie) dotée du reste d’un régime à certains égards marin.Il est situé dans la province de Gegharkunik, à l’est de l’Arménie. Il reçoit les eaux de 28 rivières et a comme émissaire Hrazdan, qui se jette dans la rivière Araxe.Les dimensions : une profondeur de 95 mètres, une longueur de 78 km et une largeur de 56 km, le lac est à 1 899,69 mètres d’altitude.Faune
Le lac Sevan est réputé pour des espèces de poissons rares dont une truite (Salmo ischchan, le prince en langue arménienne), plus proche de l’omble-chevalier que de la simple truite. La pêche n’est plus permise, mais la pêche sauvage se développe.

Les amphibiens sont représentés par six espèces : Crapaud vert, Rainette arboricole, Grenouille rieuse…

Les reptiles comprennent des lézards et des serpents.

De nombreuses espèces d’oiseaux fréquentent le lac : Oie cendrée, Cygne sauvage, Tadorne de Belon, Canard colvert, Macreuse brune, Flamant rose, Ibis falcinelle, Foulque macroule…

Monuments
Plusieurs monastères de l’époque médiévale se trouvent au bord du lac Sevan, dont Sevanavank et Hayravank.

Ainsi que les célèbres « khatchkars » ( « pierre à croix » : stèle sculptée d’une ou de plusieurs croix accompagnée souvent d’un décor ornemental, parfois de figures humaines et d’inscriptions, spécificité de l’art arménien) du cimetière de Noradouz, qui compte 728 khatchkars du IX/Xe au XVI/XVIIe siècles.

Loisirs
En été, le lac Sevan offre un séduisant bouquet d’activités aux amateurs de baignade, de sports nautiques, de bronzage et bien sûr aux randonneurs.

Musées & galeries

Le musée de l’histoire

Fondé en 1919, ses collections rassemblent environ 400 000 pièces  (découvertes, acquisitions ou donations) réparties en quatre grandes collections : archéologiques, ethnographiques, numismatiques et documentaires.

  • la collection archéologique (35 % des pièces) s’étend du Paléolithique au Moyen Âge, en passant notamment par les périodes urartéenne et hellénistique ;
  • la collection numismatique (45 % des pièces) rassemble de nombreuses pièces d’origines variées remontant jusqu’au ve siècle av J.-C., des billets ainsi que des timbres et des médailles ;
  • la collection ethnographique (8 % des pièces) comprend des textiles (notamment des tapis arméniens), des pièces en métal, en bois et en faïence, des armes et divers documents ethnographiques ;
  • la collection documentaire (12 % des pièces) est principalement composée de négatifs.

Galerie nationale d’Arménie

La majeure partie de la collection de la Galerie provient de donations d’Arméniens de la diaspora. Elle est la plus grande collection d’œuvres d’artistes arméniens au monde.

On y trouve principalement des tableaux d’Ivan Aïvazovski, Ivan Chichkine, Sylvestre Shchedrin, Minas Avétissian, Charles Atamian, Gevork Bashindzhagian ou encore Théodore Rousseau, Adolphe Monticelli,Narcisse Díaz de la Peña et Eugène Boudin pour la section « Art d’Europe occidentale ».

La collection permanente comprend aussi des dessins, des gravures, des sculptures et des œuvres d’art religieuses.

Tsitsernakaberd

Tsitsernakaberd est un mémorial dédié aux victimes du génocide arménien perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs entre 1914 et 1923, situé sur une des collines de la capitale arménienne.

Tous les 24 avril, des milliers de personnes y déposent une fleur. Depuis 1995, les personnalités politiques (au sens large) du monde entier plantent un arbre et signent leurs quelques mots sur une plaque.

Le monument est composé de plusieurs parties : une pointe de granite de 44 mètres de haut représente la renaissance de la nation arménienne.Cette pointe est divisée en deux parties, l’une couvrant l’autre, qui symbolisent les deux Arménies orientale et occidentale; douze stèles de granite sont disposées en cercle et au milieu, à 1,5 m de profondeur, la flamme éternelle est le lieu de recueillement. Un mur long de cent mètres porte les inscriptions des principaux villages arméniens de l’Empire ottoman dans lesquels ont eu lieu les massacres.
En 1995 s’est également ouvert un musée circulaire souterrain. On y trouve des clichés de photographes allemands (l’Allemagne était l’alliée de la Turquie pendant la Première Guerre mondiale) et plusieurs publications relatant les événements de l’époque. Un monument rappelle les paroles de grands hommes européens, comme Charles Péguy, Jean Jaurès, Georges Clemenceau, Anatole France, qui ont appuyé la cause arménienne.

Le génocide perpétré de 1914 à 1923, au cours duquel les deux tiers des Arméniens qui vivent alors sur le territoire actuel de la Turquie périssent du fait de déportations, famines et massacres de grande ampleur. Il est planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l’époque, le Comité Union et Progrès (CUP), plus connu sous le nom de « Jeunes-Turcs », composé en particulier du triumvirat d’officiers Talaat Pacha, Enver Pacha et Djemal Pacha, qui dirige l’Empire ottoman alors engagé dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux. Il coûte la vie à environ un million cinq cent mille Arméniens d’Anatolie et d’Arménie occidentale.