Monastere de Sanahin Alaverdi

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Monastere de Sanahin Alaverdi

Monastere de Sanahin Alaverdi

Le monastère de Sanahin se situe à Lorri, et plus précisément dans le district de Toumanian. Il date du Xe au XIIIe siècles.

Histoire :

Entre les années 967 et 970, c’est sous l’initiative de la reine Khosrovanouch, femme du roi Achot III, que l’église principale, dédiée au saint Sauveura a été construite. Le monastère, jusqu’au XIIe siècle, appartenait à la famille des Kiourikides.

Le monastère a rejoint en 2000 la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, car « ce bien est d’une valeur universelle exceptionnelle et constitue un exemple remarquable de l’architecture religieuse qui s’est développée en Arménie du Xe au XIIIe siècles ».

Le site dans lequel s’élève le monastère relève d’une longue tradition de spiritualité, puisqu’il était occupé par des moines chassés des territoires byzantins. Comme tant d’autres monastères de la région, Sanahin fut un centre de rayonnement culturel, abritant aux Xe et XIe siècles une école supérieure et un scriptorium où oeuvraient les copistes, enluminant les manuscrits. .

Le monastère, qui appartenait aux seigneurs Kiurikian jusqu’au XIIe siècle, deviendra ensuite propriété des princes zakarides, qui en feront leur panthéon. Leurs descendants, les Arghoutian, seront les seigneurs du domaine jusqu’au début du XXe siècle.

La coupole conique de l’église Saint-Sauveur domine l’ensemble. Au sommet de cette façade, l’on retrouve des sculptures des fils de la fondatrice, les princes Smbat et Gurguén, futurs rois d’Arménie et du Tachir, tenant entre leurs mains la maquette de l’église.

A l’autre extrémité de ce qu’on pourrait appeler une cour intérieure, se situe la chapelle Saint-Grégoire. Elle joint la massive bibliothèque, érigée par la reine Hranouch de Tachir, en 1063.

Les livres ne se sont bien sûr pas conservés dans ces murs , pour les protéger des envahisseurs, les moines avaient pris l’habitude de les conserver dans des creux dans les parois des gorges de la rivière Débét.

La partie frontale est composée de deux jamatoun. A chaque extrémité, deux beaux khatchkar du XIIIe siècle.

Un clocher complète l’ensemble. Erigée en 1236, cette tour à trois étages surmontée d’un petit lanternon est le premier prototype connu d’un clocher arménien . Ses murs sont percés de fenêtres en ogive, sa façade principale ornée d’une grande croix de tuf rouge qui tranche sur le basalte gris de l’édifice.

Dans le cimetière, au sud-est, on remarque deux chapelles funéraires : le mausolée à proximité des princes zakarides (1189) et la chapelle de la Sainte-Résurrection renfermant des khatchkar et entourés de ces stèles. A flanc de colline, un fontaine, toujours en service, qui  capte les eaux qui sourdent des montagnes alentour.

La visite n’est pas dénuée d’intérêt, mais pour être tout à fait honnête, même si je n’irais pas jusqu’à dire que je suis peu bougon, quelques doutes me chatouillent aux entournures. Bref, je suis un peu déçu, mais pas suffisamment pour me départir de ma bonne humeur.

Pour la petite histoire, le village de Sanahina également vu naître les frères Mikoyan qui ont marqué chacun à leur manière l’histoire de l’URSS. Artem Mikoyan fut un des pères des avions de chasse MiG. Quant à son frère Anastase, il connut la plus longue carrière politique de tous les membres du Poliburo. Il fut en effet aux côtés de Lénine, Staline et enfin Khrouchtchev. On imagine que ça a dû être un sacré jeu d’équilibriste.