Les prédécesseurs de la capitale rose d’Arménie

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Les prédécesseurs de la capitale rose d’Arménie

Les prédécesseurs de la capitale rose d’Arménie

Forte de ses trois mille ans d’histoire, l’Arménie offre un paysage et un patrimoine hors du commun. Son rôle important dans les échanges économiques sur les anciennes routes du commerce, les développements scientifiques, éducatifs, artistiques, philosophiques et religieux liés au monastère, ainsi que son dynamisme, font de l’Arménie un exemple d’une très grande force culturelle. En effet, l’Arménie est l’un des plus anciens pays du monde et les fouilles archéologiques y découvrent toujours des trésors cachés.

La succession de ses nombreuses capitales révèle, au-delà des contraintes géographiques et des vicissitudes historiques, à la fois l’identité artistique et culturelle de ce pays, ainsi que l’extrême complexité de sa destinée.

Van

La ville de Van a été fondée à la première moitié du IXe siècle avant J.C. La capitale du Royaume a été transféré à Van par le roi Sarduri I. Tushpa est un autre nom de la ville. Le nom Van est considéré d’être la transcription arménienne de Biayna et signifie «lieu de résidence», «établissement». Van a été la capitale et le centre artistique du royaume arménien de Vaspourakan.

Armavir

La ville d’Armavir était située sur une colline près du village de Haykavan, actuellement dans la région d’Armavir. La ville est fondée par le roi urartéen Argishti I. Le roi Argishti a laissé une inscription cunéiforme sur l’établissement de la ville. À l’époque de la dynastie Orontides (Ervandides), Armavir était le centre culturel, administratif et spirituel de l’Arménie. Après la victoire d’Alexandre le Grand sur l’Empire perse en 331 avant J.-C. les satrapes orontides se sont proclamés rois. Ervand III en a fait alors sa capitale. Les vestiges de la ville se composaient alors de deux citadelles entourées de murailles, d’un ensemble de canaux et d’une nécropole. La ville a été détruite au Ve siècle après J.-C. Des fouilles archéologiques sont réalisées depuis 1962.

Ervandachat

La capitale d’Arménie Ervandachat a été construite par le roi Ervand IV, en 220 avant J.C., sur une colline de la région de Eraskhadzor de la province Ayrarat où les rivières Arax et Akhuryan se croissent. Au IVe siècle la ville a été totalement détruite par les armées du roi Chapur II de Persie. Les fouilles archéologiques n’y ont débuté qu’en 2005, mais l’historien arménien Moïse de Khorène a décrit une ville bâtie sur une colline bordée sur trois côtés par la rivière ceinte de hautes murailles avec des portes de bronze, des escaliers de fer s’élevant d’en bas jusqu’à ces portes et, au milieu des marches, des pièges dissimulés afin de prendre quiconque voudrait monter secrètement pour attenter à la vie du roi.

Artachat

Le roi Artaches I est l’une des figures majeures politiques et militaires de l’histoire de la nation arménienne. Il a fondé une nouvelle capitale arménienne et nommée Artachat. Les historiens grecs rapportent que c’est sur les conseils d’Hannibal qui avait fui les Romains jusqu’en Arménie, que le roi Artaches établit sa capitale Artachat sur des collines dominant la plaine d’Ararat. La ville est devenue le principal centre militaire et commerciale de l’Arménie sous le règne du roi Artavazd, fils du roi Tigran le Grand. Après la destruction et la capture des habitants par le roi des Perses Chahpour II en 366, la ville ne sera plus reconstruite.

Tigranocerte

La ville a été construite dans les années 70 avant J.C. et a reçu le nom Tigranocerte (Tigranakert) en honneur du roi arménien Tigran le Grand. Pour peupler la ville occupant une situation centrale dans ses territoires, Tigrane déplace de nombreux habitants des villes conquises et des prisonniers. Tigrane II récupère sa capitale et son royaume, à l’exception d’une grande partie de ses conquêtes, en échange de 6 000 talents. Avec la mort de Tigrane II en 54 av. J.-C., la ville cesse d’être une capitale et perd son importance. L’état de la ville à l’époque de Tigrane II est connu grâce aux descriptions faites par les historiens grecs et romains.

Vagharchapat

Vagharchapat, également connue aussi sous le nom d’Etchmiadzin, a été fondée entre 570 et 560 av. J.-C. La ville, s’appelant à cette époque-là Varguésavan, est rebaptisée par le roi Vagharch I (117-140) de la dynastie arsacide, qui la nommera Vagharchapat. En 163, Vagharchapat devient la capitale de l’Arménie au lieu d’Artachat, qui perd ce statut. La capitale prend son essor après la proclamation du christianisme comme religion d’État en Arménie, lorsque Grégoire l’Illuminateur et le roi Tiridate IV fondent la cathédrale d’Etchmiatsine, la plus ancienne église d’Arménie. La cathédrale d’Etchmiatsine est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Dvin

La ville de Dvin est fondée au IV siècle par le roi arménien Khosrov III Kotak (330-338). La ville est située dans la région d’Ararat, et plus précisément dans la province de Vostan Hayots. Du Ve au Xe siècle, Dvin est le centre religieux de l’Arménie et une grande ville de commerce et d’artisanat, comptant 100 000 habitants. Les six grandes routes internationales partent de Dvin et la capitale entretient des relations commerciales avec Byzance, le Caucase, l’Afrique du nord, la Mésopotamie et les pays de l’Asie centrale.

Bagaran

En 885, les nobles arméniens ont couronné Ashot Bagratuni en tant que nouveau roi d’Arménie. Le nouveau Royaume des Bagratides avait besoin d’une nouvelle capitale. Malgré le fait que la capitale des Arsacides, Dvin, était l’une des plus grandes villes d’Arménie, elle était toujours sous la menace d’attaques d’Atropatène. Achot Bagratouni choisit Bagaran, nécropole de ses ancêtres comme capitale et centre de son pouvoir. La ville est envahie puis détruite premièrement par les Seldjoukides, et deuxièmement par Tamerlan en l’année 1394. Par ailleurs, les théoriciens de l’histoire de l’architecture pensent qu’en passant à l’Ouest via Byzance, l’architecture de l’église de Bagaran a servi de modèle à certains monuments européens comme l’église de Germigny-des-Prés près d’Orléans.

Chirakavan

En 890, le roi Smbat I Bagratouni installe sa capitale à Chirakavan, dans la province de Chirak. Le roi construit l’église du Saint-Sauveur dans laquelle il est sacré roi. L’édifice suit le modèle des salles à coupole avec 4 piliers, représentatives de l’architecture née dans les premières années du Moyen Âge. Shirakavan a été ruinée par les Seldjoukides au 11e siècle et a été reconstruite dans la seconde moitié du 12e siècle.

Kars

La croissance et la prospérité de Kars étaient directement liées à la création du Royaume de Bagratide. Après la mort d’Ashot de Ferre, Abas a été couronné (929-953) et a déplacé la capitale à Kars en raison de sa place plus favorable, à 1800m d’altitude, sur la rive droite de la rivière Kars. Abas a fait fortifier la citadelle et a construit l’église des Saints- Apôtres. Kars gardait le statut de la capitale jusqu’à la mort d’Abas.

Ani

Surnommé “La cité aux mille et une églises”, Ani, capitale de 961 à 1045, occupe une place exceptionnelle dans l’histoire de l’Arménie. En 961, le roi Ashot III Miséricordieux fait édifier les premiers remparts d’Ani, reconstruire la citadelle et bâtir le complexe du palais. À partir de 992, avec l’installation de la résidence du Catholicos, Ani bénéficie d’un développement rapide et s’agrandit.
Sous le règne paisible du roi Gaguik I, Ani reconnaît un grand essor. C’est à cette époque-là que sont construites ses célèbres églises. La population à cette époque est estimée à 100 000 habitants. L’image architecturale d’Ani tient principalement à ses nombreuses églises et chapelles, ainsi qu’à ses remparts.

Erevan

Erevan, qui est la capitale de la République d’Arménie depuis 1918, est l’une des plus anciennes villes du monde. En 782 avant J.C. le roi d’Ourartou Argishti I fonde la forteresse Erebouni. La ville d’Erevan a été bâtie sous le modèle d’une forteresse militaire, sur les ruines d’Erebouni, ancienne cité ourartéenne.Tout au long des années, la capitale s’est transformée en une destination touristique majeure grâce à ses nombreux monuments, sa vie nocturne, ses musées et ses galeries.
http://francophonieerevan2018.am

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