Premier état chrétien au monde en 301 ap. J.-C.

//Premier état chrétien au monde en 301 ap. J.-C.
yell_extreme_park_2

Premier état chrétien au monde en 301 ap. J.-C.

Premier état chrétien au monde en 301 ap. J.-C.

Le premier pays chrétien au monde

l’Arménie est la première terre à adopter le Christianisme comme religion officielle. Il a fallu attendre l’année 313 pour que l’Empire Romain consente à autoriser cette religion. Dans l’Empire, le Christianisme ne devint religion officielle qu’en 324.

Berceau du Christianisme, l’Arménie compte aujourd’hui de nombreux édifices religieux, témoin du passé du pays. Par exemple, la cathédrale d’Etchmiadzine, toute proche de la capitale Erevan. Classée au patrimoine mondial par l’Unesco, c’est le plus vieil édifice chrétien du pays. Le monastère qui l’entoure est aujourd’hui le siège de l’Église apostolique arménienne.

En 406, le moine Mesrop Machtots mit au point un alphabet arménien qui permit au pays de se détacher du grec, du syrien et du perse. Cet alphabet est encore utilisé aujourd’hui. Dès lors, l’âge d’or de la culture arménienne commence ; plusieurs livres étrangers sont traduits en arménien, devenant donc plus accessibles.

La littérature arménienne commence à se développer. Au Ve siècle, cette littérature se présente sous forme d’historiographie : Moïse de Khorène écrit une magistrale Histoire de l’Arménie, relatant l’histoire de son pays jusqu’à son époque ; son œuvre est un mélange d’histoire et de légendes comme celle d’Haïk.

Au cours du haut Moyen Âge en général, la littérature arménienne est peu connue, et on ne dispose de presque aucun livre de cette époque. Mais, à partir de la fin du Xe siècle, les romans, et plus particulièrement la poésie, se développent considérablement. Certains poètes jouissent d’une grande renommée, dont Grégoire de Narek (Krikor Narekatsi en arménien). Tous ces écrits sont religieux ou influencés par la religion. Les haïren (quatrains) de Nahapet Koutchak, par leur philosophie de vie provocatrice et leur thématique charnelle, ouvrent les voies à la modernité de la poésie la plus libre.

La littérature en Arménie est, au cours de la Renaissance et des XVIIe et XVIIIe siècles, peu abondante. Seul Sayat-Nova (1712-1795) semble émerger comme l’unique troubadour de toute la Transcaucasie, véritable pont entre les cultures.